Sakura est un fonds de dotation crée en 2012 par Muriel Pénicaud.
Il est géré par un conseil d’administration féminin et bénévole, ses comptes et bilans sont examinés chaque année par un commissaire aux comptes et remis en préfecture.
Sakura intervient pour initier ou compléter le montage financier de projets artistiques qui explorent des questions sociales actuelles, en interface étroite avec le public.
 
 

Ainsi, en 2017, Sakura a dépensé plusieurs dizaines de milliers d’euros au total pour soutenir :

  • la série de performances « A vertical feminist strike » avec Sarah Trouche et Winter Story In the Wild Jungle. 
     
  • les Ateliers Reza Visual Academy avec des jeunes de camps de réfugiés en Afrique subsaharienne ou de banlieue à Buenos Aeres: master class et exposition de grands tirages sous la direction du photographe Réza Deghati
     
  • Le film « les Equilibristes » sur une unité de soins palliatif et le deuil de la réalisatrice, Perrine Michel, dont la mère est morte d’un cancer
     
  • la création de la Chaire de Philosophie de l’Hotel Dieu par Cynthia Fleury
  • L’exposition « ordinaire du désastre, permanence de la joie » avec le centre d’art discret de La Maison Laurentine, à Chateauvillain.
     
  • Sakura a aussi soutenu les projets du collectif LFKS et de Jean Michel Bruyère au Havre : réalisations de portraits de famille affichés dans les différents appartements de migrants de différentes origines  ainsi que la web série La Tour Réservoir
     
  • Le soutien à l’écriture et la mise en scène de la pièce de théâtre « le cantique de la crinière »
     
  • Un  prix du cinéma international au Poitiers Film Festival en 2014 et 2015

Quel est le point commun de tous ces projets ?

  •  Il s’agit de projets « pour un art qui relie », d’un art social au sens le plus premier du terme. 
  •  Sakura finance des projets naissants, modestes, en graine, au moment où il est très difficile d’obtenir des financements publics et privés. Sakura a une fonction d’amorçage.
    Le choix des projets repose indissociablement sur la portée des projets ET la confiance dans leur créateur/créatrice.
     

Quel est notre engagement  ?

C’est le soutien et la promotion des projets d’art social.

Chaque projet fait l’objet de rencontres entre son créateur ou créatrice et au moins une de nos administratrices. Un projet de convention définit l’usage des fonds et l’affichage de Sakura parmi les co-financeurs. Le CA du fond de dotation se réunit, débat puis vote.

Notre engagement c’est de respecter les artistes et de leur donner rapidement et loyalement notre position sur notre participation au tour de table de leur projet.

Les fonds sont ensuite rapidement virés, leur usage vérifié en fin d’exercice.  Nous nous efforçons de clarifier et faciliter la conformité aux bonnes règles.

Notre engagement c’est veiller à ce que les contrôles légaux soient réalisés en coopération étroite avec l’artiste, et bien compris.

Notre soutien s’accompagne de notre disponibilité pour faire partie du public, faire connaître le projet, rencontrer l’artiste pour affiner les termes de la convention, et, souvent juste écouter ce qu’il ou elle dit, en ce moment. Chaque projet est d’abord une rencontre pleine d’attention et de respect avec un univers et une pratique artistiques intenses, incarnés.

Notre engagement c’est de permettre à l’artiste de lever le nez du guidon, de lui fournir le supplément de temps ou de moyen qui garantit à son projet une bonne fin, partagée avec un public.

 

Pourquoi baser ces engagements sur l’Art Social?


L’Art en tant que lien (avec le public) et marqueur (culturel, financier) remplissait une fonction sociale dont le contrôle passa longtemps par la définition étroite de canons esthétiques. Ces canons ont fondu à la chaleur des cotations et des manifestes. 

Cependant le besoin social de lien et de marqueur n’a jamais été aussi partagé. L’Art contemporain, sous toutes ses formes, au dessus des carcans esthétiques et techniques d’hier, peut non seulement fournir des liens et des marqueurs mais aussi les questionner. De ce point de vue cet Art Contemporain joue pleinement son rôle social, et c’est ce que nous, à Sakura, avons choisi d’encourager.